Crédit d'impôt pour le traitement de l'humidité: quelles aides et financements en?
Article rédigé et vérifié par un expert en financement de la rénovation énergétique et fiscale du particulier, spécialisé dans les aides à l'habitat · Mis à jour en 2026
Face aux problèmes d'humidité dans votre logement, vous vous interrogez sur un éventuel crédit d'impôt pour le traitement contre l'humidité afin de réduire le coût des travaux. En 2026, le crédit d'impôt transition énergétique (CITE) a été remplacé. Les travaux de traitement de l'humidité ne bénéficient pas d'un crédit d'impôt spécifique et direct.
Cependant, des dispositifs majeurs permettent d'alléger significativement votre facture, sous certaines conditions :
- MaPrimeRénov', pour les travaux d'amélioration de la performance énergétique (ventilation, isolation)
- L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), un financement sans intérêts
- La TVA à taux réduit (5,5% ou 10%), applicable directement sur vos devis et factures
- Les aides de l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) pour les foyers aux revenus modestes ou très modestes
- Les aides locales et régionales, pour des opportunités complémentaires
L'accès à ces aides est conditionné par le respect de critères stricts, notamment le recours à un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE) pour la plupart des travaux. Il est impératif de bien vous informer et de déposer vos demandes avant de commencer les travaux.
Le traitement contre l'humidité est-il éligible au crédit d'impôt en France en 2026 ?
La question du crédit d'impôt pour le traitement de l'humidité est une préoccupation majeure pour les propriétaires. Il est essentiel de comprendre l'évolution du cadre légal en France.
Depuis le 1er janvier 2020, le Crédit d'Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) a été transformé et progressivement remplacé par MaPrimeRénov'. De ce fait, il n'existe plus de crédit d'impôt spécifique et direct pour la seule réalisation de travaux de traitement de l'humidité, tels que les injections de résine contre les remontées capillaires ou l'installation d'un simple extracteur d'air. Ces interventions sont désormais intégrées dans un cadre d'aides plus large, orienté vers la performance énergétique globale.
Toutefois, certains travaux qui traitent l'humidité et améliorent simultanément la performance énergétique du logement peuvent être indirectement soutenus via d'autres dispositifs. Par exemple, l'installation d'une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux ou hygroréglable, qui gère activement l'humidité par condensation, est éligible car elle contribue à l'efficacité énergétique. De même, les travaux d'isolation thermique (murs, combles, sols) sont fortement encouragés et préviennent efficacement l'humidité structurelle et la condensation en éliminant les ponts thermiques. Il est donc fondamental d'inscrire le traitement de l'humidité dans une démarche de rénovation énergétique globale pour bénéficier des aides actuelles.
Quelles sont les autres aides financières disponibles pour les travaux d'humidité ?
Bien qu'il n'y ait pas de crédit d'impôt direct pour le traitement contre l'humidité, de nombreuses aides étatiques et locales peuvent considérablement réduire le coût de vos travaux. Voici une présentation détaillée des principaux dispositifs :
MaPrimeRénov' : l'aide de référence pour la rénovation énergétique
MaPrimeRénov', gérée par l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat), est l'aide principale de l'État pour la rénovation énergétique. Elle s'adresse aux propriétaires occupants, propriétaires bailleurs et copropriétés (via MaPrimeRénov' Copropriété). Les montants alloués dépendent des revenus du foyer (classés en codes couleur : Bleu, Jaune, Violet, Rose) et du type de travaux, mesuré par le gain écologique. Les travaux de traitement de l'humidité sont éligibles s'ils s'inscrivent dans une démarche d'amélioration de la performance énergétique, comme l'installation d'une VMC hygroréglable ou double flux ou des travaux d'isolation thermique des parois.
Exemples concrets de montants (2026) :
- Pour un foyer aux revenus très modestes (Bleu) : jusqu'à 4 000 € pour une VMC double flux, et jusqu'à 75 €/m² pour l'isolation des murs par l'intérieur.
- Pour un foyer aux revenus modestes (Jaune) : jusqu'à 3 000 € pour une VMC double flux, et jusqu'à 60 €/m² pour l'isolation des murs par l'intérieur.
Conditions d'éligibilité clés :
- Le logement doit être construit depuis au moins 15 ans et être occupé comme résidence principale.
- Les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
- Les dépenses éligibles sont plafonnées (ex: 20 000 € pour des travaux seuls sur 5 ans, ou jusqu'à 50 000 € pour des rénovations globales performantes via MaPrimeRénov' Parcours Accompagné).
L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : un financement sans intérêt
L'éco-PTZ est un prêt aidé par l'État qui permet de financer les travaux d'amélioration de la performance énergétique sans payer d'intérêts. Son montant peut aller jusqu'à 50 000 € et la durée de remboursement maximale est de 20 ans. Il est particulièrement intéressant pour les ménages qui ne souhaitent pas avancer les fonds et peut être cumulé avec MaPrimeRénov'.
Types de travaux éligibles : Il couvre les mêmes catégories de travaux que MaPrimeRénov' qui ciblent l'efficacité énergétique, dont l'isolation thermique (murs, toiture, planchers bas), le remplacement de fenêtres, l'installation de systèmes de chauffage ou d'eau chaude sanitaire performants, et l'installation de VMC performantes qui luttent contre l'humidité par condensation.
Conditions d'éligibilité :
- Logement construit depuis plus de deux ans et utilisé comme résidence principale.
- Les travaux doivent être réalisés par une entreprise ou un artisan certifié RGE.
- La demande se fait auprès d'une banque ayant signé une convention avec l'État.
La TVA à taux réduit (5,5% ou 10%) : une réduction directe sur la facture
La TVA à taux réduit est l'une des aides les plus universelles, appliquée directement par l'artisan sur votre devis et votre facture. Elle est encadrée par l'article 278-0 bis A du Code Général des Impôts.
- Taux de 5,5% : S'applique aux travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov', c'est-à-dire ceux qui visent à améliorer la performance thermique du logement. Cela inclut l'installation de VMC double flux, l'isolation des murs, des combles ou des planchers qui préviennent l'humidité par condensation.
- Taux de 10% : Concerne les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien des logements de plus de deux ans. Cela englobe une grande partie des interventions de traitement de l'humidité qui ne sont pas directement liées à la performance énergétique, comme l'assèchement des murs, les injections de résine contre les remontées capillaires, les réparations de fuites, ou la pose de revêtements suite à une dégradation par l'humidité.
Conditions clés :
- Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans.
- Les travaux doivent être facturés par un professionnel.
Les aides de l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) : pour les foyers aux revenus modestes
L'ANAH propose des aides complémentaires à MaPrimeRénov', notamment via les programmes « Habiter Sain » et « Habiter Serein ». Ces aides visent à accompagner les propriétaires très modestes et modestes dont le logement est particulièrement dégradé, voire insalubre. Les travaux de traitement de l'humidité qui rendent le logement indécent ou dangereux (moisissures sévères, salpêtre, infiltrations importantes) peuvent être éligibles.
Conditions d'éligibilité :
- Conditions de ressources très strictes, définies par l'ANAH.
- Le logement doit avoir plus de 15 ans.
- Les travaux doivent être réalisés par des entreprises qualifiées et permettre d'améliorer significativement l'état du logement.
- Le montant des aides peut couvrir jusqu'à 50% ou 80% du montant des travaux éligibles, avec un plafond de 60 000 € HT.
Les aides locales et régionales : des opportunités complémentaires
De nombreuses collectivités territoriales (communes, départements, régions) proposent leurs propres dispositifs d'aide à la rénovation de l'habitat. Ces aides peuvent cibler spécifiquement les travaux de traitement de l'humidité ou compléter les aides nationales. Il est fortement recommandé de vous renseigner directement auprès de votre mairie, du conseil départemental ou du conseil régional. Des plateformes comme l'ADEME peuvent également recenser ces initiatives.
Tableau récapitulatif des principales aides pour le traitement de l'humidité (2026)
Pour une vision synthétique, voici un résumé des aides majeures et de leurs conditions d'éligibilité pour les travaux liés à l'humidité :
| Aide | Conditions clés | Travaux éligibles liés à l'humidité | Montant / Avantage |
|---|---|---|---|
| MaPrimeRénov' | Propriétaire occupant/bailleur, logement +15 ans, artisan RGE, conditions de revenus (Bleu, Jaune, Violet, Rose). | VMC (simple flux hygroréglable, double flux), isolation thermique des murs/planchers/toiture. | Jusqu'à 75 €/m² (isolation), 4 000 € (VMC double flux) selon revenus. Plafonnement des dépenses à 20 000 € sur 5 ans. |
| Éco-PTZ | Propriétaire occupant/bailleur, logement +2 ans, artisan RGE. Pas de conditions de revenus. | Mêmes travaux que MaPrimeRénov' (VMC, isolation) s'ils améliorent la performance énergétique. | Prêt jusqu'à 50 000 € sans intérêt, remboursable sur 20 ans. |
| TVA réduite | Logement +2 ans, travaux réalisés et facturés par un professionnel. Pas de conditions de revenus. | 5,5% pour travaux éligibles MaPrimeRénov' (art. 278-0 bis A CGI). 10% pour autres travaux d'amélioration, transformation, aménagement et entretien (art. 279-0 bis CGI). | Réduction directe de la TVA sur facture. |
| Aides ANAH (Habiter Sain/Serein) | Propriétaire occupant/bailleur, logement +15 ans, très faibles revenus, logement insalubre/très dégradé. | Travaux rendant le logement décent et sûr, y compris traitement de l'humidité si lié à l'insalubrité (ex: drainage, assèchement si essentiel à la salubrité). | Jusqu'à 50% ou 80% des travaux (plafond 60 000 € HT). |
| Aides locales | Varient selon les régions, départements, communes. Souvent cumulables. | À vérifier localement, peuvent concerner des travaux d'humidité non couverts par d'autres aides ou compléter celles-ci. | Montants variables, parfois sous forme de subventions ou d'exonérations. |
Démarches pas-à-pas pour demander vos aides financières
La complexité des dossiers peut freiner, mais suivre ces étapes vous permettra de structurer votre demande d'aides pour le traitement de l'humidité et maximiser vos chances :
Réaliser un diagnostic précis
Avant toute chose, un diagnostic professionnel permet de déterminer l'origine exacte de l'humidité (remontées capillaires, condensation, infiltration). Cette étape est cruciale pour cibler les bons travaux et augmenter l'éligibilité aux aides, même si le diagnostic en lui-même n'est généralement pas subventionné.
Contacter France Rénov' et simuler vos aides
Le service France Rénov' propose un accompagnement gratuit et des conseils personnalisés via ses conseillers. Utilisez les simulateurs en ligne (notamment sur maprimerenov.gouv.fr) pour estimer précisément vos droits en fonction de votre situation fiscale et des travaux envisagés.
Obtenir des devis d'artisans RGE
La certification RGE est une condition impérative pour MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ. Demandez plusieurs devis détaillés et comparatifs pour le traitement de l'humidité. Assurez-vous que le devis mentionne clairement la nature des travaux et les montants hors taxes. Vérifiez la qualification RGE de l'entreprise sur l'annuaire France Rénov'.
Déposer votre dossier de demande d'aide
Pour MaPrimeRénov', la demande se fait exclusivement en ligne sur le site officiel maprimerenov.gouv.fr. Pour les aides de l'ANAH, contactez votre délégation locale ou un conseiller France Rénov'. Pour l'éco-PTZ, votre banque est votre interlocuteur privilégié. Il est impératif de déposer le dossier et d'obtenir l'accord AVANT de signer le devis et de commencer les travaux.
Réalisation des travaux et paiement
Une fois votre demande d'aide validée, les travaux peuvent commencer. Conservez précieusement tous les documents (devis signés, factures détaillées des artisans RGE, attestations de conformité) car ils seront exigés pour le versement des aides.
Obtention des aides
Après transmission des factures conformes aux organismes (ANAH pour MaPrimeRénov', banque pour l'éco-PTZ), le versement des aides intervient. Les délais peuvent varier de quelques semaines à plusieurs mois. Assurez-vous que toutes les informations sont cohérentes avec votre dossier initial.
Quels types de travaux de traitement de l'humidité sont concernés par les aides ?
L'éligibilité des travaux dépend fortement de leur nature, de leur impact sur la performance énergétique du logement et de leur classification. Voici les principaux types de travaux liés à l'humidité et leur potentiel d'aide :
- Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) : L'installation d'une VMC simple flux hygroréglable ou double flux est essentielle pour lutter contre l'humidité par condensation. Ces systèmes améliorent la qualité de l'air intérieur et sont largement éligibles à MaPrimeRénov' et à l'éco-PTZ, ainsi qu'à la TVA à 5,5%.
- Isolation thermique des murs, sols et toitures : Une isolation performante prévient la formation de ponts thermiques et de points froids, réduisant drastiquement les risques de condensation. Ces travaux sont au cœur des dispositifs MaPrimeRénov' et éco-PTZ, et bénéficient de la TVA à 5,5%.
- Drainage périphérique et cuvelage : Ces travaux visent à éloigner l'eau des fondations ou à étanchéifier les parois enterrées pour éviter les infiltrations et les remontées capillaires. Considérés comme du gros œuvre, ils ne sont généralement pas éligibles à MaPrimeRénov' ou l'éco-PTZ. Cependant, ils peuvent bénéficier de la TVA à 10%. Dans des cas extrêmes d'insalubrité, les aides de l'ANAH peuvent être mobilisées.
- Injections de résine hydrofuge : Utilisées pour bloquer les remontées capillaires dans les murs, ces interventions sont souvent classées comme des travaux de réparation ou d'entretien. Elles sont éligibles à la TVA à 10%, mais ne donnent pas droit à MaPrimeRénov' ou l'éco-PTZ car elles n'apportent pas de gain énergétique direct mesurable selon les critères actuels.
- Assèchement des murs (par électro-osmose, centrale d'assèchement) : Similaire aux injections, ces techniques visent à éliminer l'humidité présente dans les parois. Elles sont éligibles à la TVA à 10% mais rarement aux aides à la performance énergétique directe.
- Réparation de fuites et d'infiltrations (toiture, façade, plomberie) : Remplacement de gouttières, réparation de tuiles, colmatage de fissures. Ces interventions relèvent de l'entretien et de la réparation, et sont éligibles à la TVA à 10%.
Pour chaque type de travaux, il est crucial de vérifier les spécificités de chaque aide et de s'assurer de la qualification RGE des artisans pour les dispositifs l'exigeant.
Cumul des aides : est-il possible pour un projet de traitement de l'humidité ?
Oui, le cumul de plusieurs aides est non seulement possible, mais souvent encouragé pour maximiser le financement de vos travaux de traitement de l'humidité liés à la performance énergétique. Cette stratégie permet de réduire considérablement votre reste à charge.
Les combinaisons les plus courantes et avantageuses sont :
- MaPrimeRénov' + Éco-PTZ : C'est la synergie la plus puissante. MaPrimeRénov' prend en charge une partie des dépenses éligibles, et l'éco-PTZ permet de financer le reste sans intérêts, facilitant ainsi la trésorerie.
- MaPrimeRénov' / Éco-PTZ + TVA à taux réduit (5,5% ou 10%) : La TVA réduite s'applique directement sur la facture des travaux et des matériaux éligibles, quel que soit le cumul avec d'autres aides. C'est un avantage systématique.
- MaPrimeRénov' + Aides locales : De nombreuses collectivités proposent des compléments aux aides nationales. Il est crucial de se renseigner auprès des services locaux pour identifier ces opportunités et vérifier les règles de cumul spécifiques.
- Aides ANAH + Aides locales : Pour les situations d'insalubrité avérée et les foyers très modestes, les aides de l'ANAH peuvent être complétées par des subventions locales, si les conditions sont respectées.
Points d'attention pour le cumul :
- Plafonds de dépenses : Chaque aide a ses propres plafonds de dépenses éligibles. Le cumul ne doit pas aboutir à un financement qui excède le coût total des travaux.
- Conditions d'éligibilité spécifiques : Assurez-vous de respecter les conditions de chaque aide individuellement (revenus, type de logement, qualification RGE).
- Démarches distinctes : Bien que cumulables, les demandes d'aides se font généralement auprès d'organismes différents et selon des procédures propres à chaque dispositif. Une bonne organisation est donc essentielle.
Les pièges à éviter lors de votre demande d'aides pour le traitement de l'humidité
La recherche d'aides pour le traitement de l'humidité peut être semée d'embûches. Pour garantir le succès de votre démarche, voici les erreurs courantes à éviter :
- Commencer les travaux avant la demande : C'est la règle d'or absolue pour MaPrimeRénov' et les aides ANAH. Vous devez impérativement obtenir l'accord de financement AVANT de signer le devis et de commencer les travaux. Sans cet accord préalable, votre dossier sera rejeté et vous ne pourrez prétendre à aucune aide.
- Ne pas faire appel à un artisan RGE : La certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) est une condition sine qua non pour la plupart des aides majeures (MaPrimeRénov', éco-PTZ). Vérifiez la validité de la certification de l'entreprise sur l'annuaire officiel France Rénov' avant tout engagement.
- Ignorer les délais et les dates de validité : Certaines aides ont des calendriers spécifiques, des dates limites de dépôt ou des durées de validité pour les devis. Renseignez-vous précisément et respectez-les scrupuleusement pour ne pas laisser passer une opportunité.
- Ne pas demander de devis suffisamment détaillés : Les devis doivent être très précis et mentionner clairement la nature exacte des travaux, les matériaux utilisés, les surfaces concernées, et les montants hors taxes. Cela facilite l'analyse de votre éligibilité et le calcul des montants d'aides. Pour obtenir des devis pour le traitement de l'humidité, sollicitez au moins deux à trois professionnels qualifiés.
- Confondre le diagnostic et les travaux éligibles : Le coût d'un diagnostic technique des causes de l'humidité est une prestation intellectuelle et n'est généralement pas éligible aux aides à la rénovation énergétique. Seuls les travaux correctifs qui en découlent le sont.
- Mal comprendre les règles de cumul des aides : Si de nombreuses aides sont cumulables (MaPrimeRénov' + éco-PTZ + TVA réduite), il existe des plafonds globaux à ne pas dépasser et certaines combinaisons peuvent être soumises à des règles spécifiques. Vérifiez systématiquement les conditions de cumul auprès des organismes concernés.
- Ne pas conserver tous les justificatifs : Devis signés, factures détaillées et acquittées, attestations RGE, justificatifs de revenus, avis d'imposition... tous les documents originaux doivent être conservés précieusement pendant plusieurs années (généralement 5 ans) en cas de contrôle des administrations fiscales ou des organismes versant les aides.
Le coût caché du non-traitement de l'humidité : un investissement essentiel
Alors que la plupart des contenus se concentrent sur les aides pour le crédit d'impôt traitement contre l'humidité, peu évoquent le coût réel de l'inaction. Au-delà des désagréments visibles (odeurs, esthétique), l'humidité a des conséquences financières et sanitaires souvent sous-estimées :
- Dégradation structurelle et patrimoniale : Les moisissures, le salpêtre et l'eau endommagent en profondeur les matériaux de construction (plâtre, bois, revêtements de sol), pouvant fragiliser la structure même de votre logement et en réduire significativement la valeur immobilière. Une rénovation tardive sera bien plus complexe et onéreuse.
- Impact sur la santé des occupants : L'humidité favorise le développement d'acariens, de moisissures et de bactéries, qui libèrent des spores et des composés organiques volatils. Ces éléments sont reconnus comme des facteurs aggravants pour les problèmes respiratoires (asthme, bronchite), les allergies, les maux de tête et autres pathologies, pouvant entraîner des frais de santé importants.
- Surconsommation énergétique : Un mur humide est un mur qui isole mal. L'eau est un excellent conducteur thermique. Un logement imprégné d'humidité est plus difficile à chauffer et à maintenir à une température confortable, augmentant votre facture énergétique de 15% à 25% en moyenne selon l'ADEME.
- Coûts de réparations récurrentes et inefficaces : Sans traitement de la cause profonde, les symptômes de l'humidité (tâches, décollement de papier peint, odeurs) réapparaîtront constamment, nécessitant des réparations cosmétiques coûteuses et vaines sur le long terme.
- Difficulté à la revente ou à la location : Un logement présentant des signes d'humidité est moins attractif sur le marché immobilier et peut entraîner une décote significative du prix de vente ou des difficultés à trouver des locataires fiables, impactant directement votre patrimoine.
Investir dans le traitement de l'humidité, en tirant parti des aides disponibles, n'est donc pas seulement une dépense, mais un investissement stratégique essentiel pour préserver la valeur de votre patrimoine, garantir la santé de ses occupants et réaliser des économies à long terme sur vos dépenses énergétiques et de maintenance. L'accompagnement par un conseiller France Rénov' est gratuit et vous aide à y voir clair.
Questions fréquentes
Puis-je cumuler MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ pour le traitement de l'humidité ?
Oui, il est tout à fait possible et même recommandé de cumuler MaPrimeRénov' et l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Ces deux dispositifs sont complémentaires : MaPrimeRénov' offre une subvention directe, tandis que l'éco-PTZ finance le reste à charge sans intérêts. Pour être éligibles, les travaux de traitement de l'humidité doivent s'inscrire dans une démarche d'amélioration de la performance énergétique, comme l'installation d'une VMC performante ou des travaux d'isolation. Les conditions d'éligibilité (logement, artisan RGE) doivent être respectées pour chaque aide.
Quelles sont les conditions de ressources pour bénéficier des aides au traitement de l'humidité ?
Les conditions de ressources sont un critère majeur pour certaines aides, notamment MaPrimeRénov' et les aides de l'ANAH. MaPrimeRénov' module le montant des aides en fonction de vos revenus, classés en quatre catégories (Bleu, Jaune, Violet, Rose) correspondant à des plafonds de revenus annuels spécifiques (consultez les plafonds sur service-public.fr). Les ménages aux revenus les plus modestes bénéficient des aides les plus importantes. L'éco-PTZ et la TVA réduite ne sont pas soumis à des conditions de ressources, mais nécessitent que le logement ait plus de 2 ans et que les travaux soient réalisés par un professionnel.
Comment trouver un professionnel RGE pour mes travaux d'humidité ?
Pour trouver un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE), vous devez consulter l'annuaire en ligne officiel de France Rénov' (france-renov.gouv.fr/annuaire-rge). Cet outil national vous permet de rechercher des artisans qualifiés par type de travaux et par zone géographique. C'est une étape cruciale et obligatoire pour l'éligibilité à la plupart des aides à la rénovation énergétique comme MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ.
Le traitement des remontées capillaires est-il éligible à MaPrimeRénov' ?
Les travaux spécifiques de traitement des remontées capillaires (comme les injections de résine hydrofuge ou les systèmes d'assèchement électro-osmose) ne sont généralement pas éligibles directement à MaPrimeRénov' car ils n'apportent pas de gain énergétique mesurable en tant que tel selon les critères du dispositif. Cependant, ils peuvent bénéficier de la TVA à taux réduit de 10%, car ils relèvent des travaux d'amélioration du logement. Si ces travaux sont intégrés dans un projet de rénovation énergétique globale plus vaste (par exemple, précédant une isolation thermique des murs), un conseiller France Rénov' pourra vous informer sur leur éligibilité indirecte éventuelle.
Existe-t-il des aides pour les propriétaires bailleurs pour le traitement de l'humidité ?
Oui, les propriétaires bailleurs peuvent également bénéficier d'aides pour les travaux de traitement de l'humidité, à condition qu'ils améliorent la performance énergétique du logement. MaPrimeRénov' s'adresse aux propriétaires bailleurs (sous conditions de revenus du locataire) et aux copropriétés via MaPrimeRénov' Copropriété. Les aides de l'ANAH (programmes Loc'Avantages, par exemple) peuvent aussi être accessibles pour la réhabilitation de logements locatifs très dégradés. L'éco-PTZ et la TVA réduite sont également disponibles pour les propriétaires bailleurs, toujours sous les mêmes conditions techniques (logement de plus de 2 ans, artisan RGE pour l'éco-PTZ).